Evaluer une start-up via son chiffre d’affaires

Un premier procédé envisageable pour établir la valeur d’une start-up consiste à examiner son chiffre d’affaires, c’est-à-dire la somme de ses ventes de biens ou services sur un exercice comptable donné. Cette méthode se fonde exclusivement sur le chiffre d’affaires et les données du secteur pour évaluer l’entreprise.

Evaluation par le chiffre d’affaires : quelle pertinence dans le cas particulier d’une start-up ?

De prime abord, la constitution d’un fonds de commerce – même dans l’hypothèse singulière d’une start-up – appelle une évaluation par le chiffre d’affaires de la structure.

Le seuil de rentabilité de l’activité pourra être aisément établi par un professionnel du chiffre. En pratique, l’opération consiste à multiplier le chiffre d’affaires hors taxes par un coefficient qui prend en considération des variables comme le secteur d’activité et d’une manière générale, la structure concurrentielle du marché envisagé.

Bon à savoir

Rendez-vous sur notre site iAn-up Tools pour utiliser notre outil « Détermination du seuil de rentabilité ».

Comment s’opère l’évaluation d’une start-up par le chiffre d’affaires ?

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Le chiffre d’affaires retenu sera le plus souvent issu d’une moyenne entre les trois dernières années d’activité. Toutefois, le calcul peut être pondéré pour donner davantage d’importance au dernier exercice par exemple.

Un coefficient est ensuite appliqué à la valeur obtenue. Cet indice dépend du secteur d’activité de votre start-up : numérique, biotechnologie, économie collaborative… La prise en compte du marché est une étape cruciale dans le cas particulier de l’évaluation d’une start-up tant la concurrence est rude en ce domaine.

Dans l’hypothèse d’une évaluation pour cession à venir, cette analyse permet d’établir les chances du futur repreneur d’acquérir une société viable.

Existe-t-il des alternatives à l’évaluation d’une start-up par le chiffre d’affaires ?

Elément essentiel du fonds de commerce (au plan juridique notamment), la clientèle influence fortement le chiffre d’affaires de la structure évaluée. Mais dans le cas particulier d’une start-up, à plus forte raison si elle prospère sur le web, la notion de clientèle acquiert une signification bien particulière et renvoie à une réalité plus difficilement maîtrisable, relativement fuyante.

Il existe cependant des alternatives à l’évaluation par le chiffre d’affaires pour pallier aux limites de ce procédé. Ainsi, la méthode patrimoniale et celle du rendement sont également à considérer. N’hésitez pas à prendre contact avec les conseillers iAn-up, spécialisés dans les problématiques des start-up, pour creuser ensemble la question de la valorisation de votre entreprise.

À propos de l'auteur: Hugues ROBERT