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Valorisation d’une start-up : savoir faire varier les procédés

Evaluation via le chiffre d’affaires, estimation à travers le patrimoine ou bien encore, en considération du rendement de la structure… Les méthodes pour valoriser une start-up sont avant tout marquées par la diversité et chaque procédé présente des atouts comme des inconvénients.

Au fond, il n’existe aucune méthode miracle fonctionnant pour toute valorisation d’entreprise. Cela dépend de la nature de la start-up, de la personnalité des associés également, ainsi que du contexte, notamment concurrentiel… L’équipe iAn-up vous propose un accompagnement personnalisé.

Evaluation d’une start-up : aller au-delà du chiffre d’affaires

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Pour rappel, évaluer une start-up via son chiffre d’affaires consiste à mettre en rapport cette valeur hors taxes avec un certain coefficient qui rend compte du contexte de l’entreprise et principalement, de son marché économique : par exemple, celui du commerce digital.

Cette méthode place la notion de clientèle – élément essentiel du fonds de commerce – au centre de la démarche d’évaluation. Mais s’agissant de l’économie numérique, on sait combien cette notion peut s’avérer flottante. La pertinence du résultat obtenu pourra s’en trouver relativement fragilisée, imposant alors une mise en perspective avec d’autres données, obtenues différemment.

Estimation d’une start-up : comment dépasser la rigueur patrimoniale ?

Le procédé de l’évaluation par le patrimoine, fondé sur la valorisation actualisée et la mise en rapport des éléments d’actif et de passif de la structure, semble offrir une fiabilité plus satisfaisante, considérant l’univers singulier des start-up.

Néanmoins, cette méthode présente également son lot d’incertitudes. Par exemple, la valorisation des éléments de propriété intellectuelle – notamment les marques et les brevets, éléments absolument centraux s’agissant d’entreprises telles que les start-up – s’avère particulièrement technique : la valeur obtenue, là encore, pourra être sujette à discussion.

Et bien entendu, à l’instar de la méthode du chiffre d’affaires, l’approche proposée est ici totalement statique, sans donc prendre en compte l’évolution de l’entreprise à moyen terme, ce qui constitue une limite assez substantielle, étant donné le caractère particulièrement dynamique des start-up.

Evaluer une start-up : de la méthode du rendement à l’approche transversale du « goodwill »

L’évaluation par le rendement est sans doute celui des trois procédés examinés, qui convient le mieux à l’univers des start-up en raison de son approche évolutive, dynamique, prenant en compte l’avenir financier à moyen terme de la structure.

Cette méthode présente toutefois « les défauts de ses qualités » : la projection qu’elle propose n’échappera pas en effet à une relative incertitude. Les aléas de la vie économique sont particulièrement prégnants s’agissant des start-up. Ce marché présente une instabilité manifeste et les hypothèses de croissance retenues pourront se compromettre en définitive.

Trucs et astuces

Aucune méthode ne fonctionne à 100 % ; le mieux reste ainsi de croiser et mettre en perspective les différents procédés disponibles.

D’autres méthodes proposent d’ailleurs des approches transversales comme par exemple, celle du goodwill, un procédé dit « mixte » qui part de la valeur patrimoniale de la start-up et apporte dans un second temps, certains correctifs en termes de rentabilité économique.

À propos de l'auteur: Hugues ROBERT